Audit SEO : comprendre avant d’optimiser
Votre site existe.
Il contient des pages, apparaît peut-être déjà dans Google et reçoit des visiteurs.
Mais certaines questions restent sans réponse.
Pourquoi certaines pages ne sont-elles pas indexées ?
Pourquoi un concurrent apparaît-il devant vous ?
Pourquoi le trafic stagne-t-il ?
Une refonte risque-t-elle de faire perdre le référencement existant ?
Les contenus correspondent-ils réellement aux recherches de vos clients ?
Le site présente-t-il des problèmes techniques ?
Un audit SEO sert à transformer ces questions en constats, puis les constats en actions.
À l’Agence des Nouveaux Médias, nous ne considérons pas l’audit comme la production automatique d’un rapport de plusieurs centaines de pages.
Nous cherchons d’abord à identifier ce qui empêche réellement le site de progresser et ce qui doit être traité en priorité.
À quoi sert un audit SEO ?
Un audit peut être pertinent lorsque :
- votre site reçoit peu de trafic depuis les moteurs ;
- votre visibilité diminue ;
- certaines pages ne sont pas indexées ;
- vous ne savez pas sur quelles recherches votre site apparaît ;
- vous préparez une refonte ;
- vous venez de mettre en ligne un nouveau site ;
- votre architecture éditoriale est devenue complexe ;
- de nombreuses pages ont été créées au fil du temps ;
- plusieurs pages semblent traiter les mêmes sujets ;
- vous souhaitez développer votre référencement local ;
- vous souhaitez construire une stratégie de contenus ;
- une migration a provoqué une perte de trafic.
L’objectif de l’audit dépend de la situation.
Nous commençons donc par déterminer ce que nous cherchons à comprendre.
1 — Comprendre le site et ses objectifs
Avant d’utiliser un outil d’analyse, nous cherchons à comprendre le projet.
Que propose l’entreprise ?
À quels publics ?
Sur quel territoire ?
Quelles sont les pages importantes ?
Qu’est-ce qu’une conversion ?
Un appel ?
Une demande de devis ?
Une inscription ?
Un achat ?
Une prise de rendez-vous ?
Cette compréhension est indispensable.
Une page qui génère beaucoup de trafic mais aucun contact peut être moins intéressante qu’une page peu visitée qui génère régulièrement des clients.
Le SEO n’est pas seulement une question de trafic. Il doit être relié aux objectifs du site.
2 — Vérifier l’indexation
Nous cherchons ensuite à comprendre ce que les moteurs connaissent réellement du site.
Toutes les pages importantes sont-elles accessibles ?
Sont-elles indexables ?
Certaines pages inutiles occupent-elles au contraire une place excessive ?
Nous pouvons notamment examiner :
- pages indexées ;
- pages exclues ;
- directives robots ;
- balises noindex ;
- canonical ;
- sitemap ;
- redirections ;
- erreurs 404 ;
- paramètres d’URL ;
- duplications ;
- paginations ;
- anciennes URLs.
Une différence importante entre le nombre de pages réellement utiles et le nombre d’URLs découvertes peut révéler un problème d’architecture.
L’objectif n’est pas de faire indexer toutes les URLs. Il est de faire indexer les bonnes.
3 — Analyser les réponses HTTP et les redirections
Un audit technique vérifie également ce que renvoie réellement le serveur.
Une page peut répondre :
- 200 — contenu accessible ;
- 301 ou 308 — redirection permanente ;
- 302 ou 307 — redirection temporaire ;
- 404 — ressource absente ;
- 410 — ressource supprimée ;
- 500 — erreur serveur.
Ces codes ont une signification.
Nous cherchons notamment les :
- pages importantes en erreur ;
- chaînes de redirections ;
- boucles ;
- redirections vers des destinations sans rapport ;
- anciennes URLs encore utilisées ;
- liens internes pointant vers des erreurs.
Une erreur 404 n’est pas nécessairement un problème SEO.
Si une URL n’a jamais existé et ne possède aucun lien ni trafic utile, il peut être parfaitement normal qu’elle retourne 404.
L’objectif n’est donc pas de rediriger aveuglément toutes les erreurs vers la page d’accueil.
4 — Examiner l’architecture
Nous analysons ensuite la manière dont les contenus sont organisés.
Les pages principales sont-elles facilement accessibles ?
Les différentes expertises sont-elles clairement séparées ?
Certaines pages sont-elles isolées ?
L’arborescence correspond-elle aux sujets réellement importants ?
Nous cherchons à identifier :
- pages piliers ;
- pages spécialisées ;
- catégories ;
- pages locales ;
- contenus éditoriaux ;
- pages transactionnelles ;
- contenus obsolètes.
Une architecture cohérente facilite la navigation et aide les moteurs à comprendre les relations entre les contenus.
5 — Détecter les doublons et la cannibalisation
Au fil des années, un site peut accumuler plusieurs pages parlant presque de la même chose.
Une ancienne page reste en ligne.
Une nouvelle page est créée.
Puis une landing SEO apparaît sur la même requête.
Finalement, plusieurs URLs essaient de répondre à la même intention.
Nous cherchons donc à identifier les contenus qui doivent être :
- conservés ;
- renforcés ;
- fusionnés ;
- redirigés ;
- désindexés ;
- ou supprimés.
Créer une nouvelle page n’est pas toujours la solution. Renforcer la bonne page peut être beaucoup plus efficace.
6 — Vérifier les balises essentielles
Nous examinons notamment :
- balise title ;
- meta description ;
- H1 ;
- H2 et H3 ;
- canonical ;
- attributs des images ;
- données structurées ;
- liens internes.
Les titles doivent permettre de comprendre rapidement le sujet de la page.
Les H1 doivent rester cohérents avec son contenu.
Les intertitres doivent organiser l’information.
Les meta descriptions doivent donner envie de consulter le résultat sans promettre quelque chose que la page ne contient pas.
L’optimisation des balises doit renforcer la compréhension du contenu, pas devenir un exercice de répétition de mots-clés.
7 — Étudier les contenus
Nous analysons les pages importantes sous plusieurs angles.
Répondent-elles réellement à une recherche ?
Le contenu est-il encore à jour ?
Est-il suffisamment précis ?
Plusieurs pages répètent-elles les mêmes informations ?
Certaines pages sont-elles presque vides ?
Les arguments correspondent-ils aux attentes du visiteur ?
Nous cherchons également les sujets importants qui ne sont pas encore correctement traités.
L’objectif n’est pas nécessairement de publier davantage.
Il s’agit d’identifier les contenus qui manquent et ceux qui n’apportent plus suffisamment de valeur.
8 — Étudier les intentions de recherche
Deux expressions proches peuvent cacher des intentions très différentes.
Une personne recherchant :
qu’est-ce que le SEO
cherche probablement une information.
Une personne recherchant :
audit SEO
cherche potentiellement une prestation.
Une personne recherchant :
agence SEO Angers
exprime une intention locale et commerciale encore différente.
Nous cherchons donc à faire correspondre les pages importantes à des intentions identifiables.
Cela permet également d’éviter que plusieurs pages se concurrencent sur la même recherche.
9 — Examiner le maillage interne
Les liens internes permettent aux visiteurs et aux moteurs de circuler entre les contenus.
Nous regardons notamment :
- pages recevant très peu de liens ;
- pages importantes insuffisamment mises en avant ;
- ancres de liens ;
- liens cassés ;
- profondeur des contenus ;
- cohérence entre pages piliers et pages spécialisées.
Une architecture éditoriale peut être excellente sur le papier mais inefficace si aucun lien ne permet réellement de la parcourir.
10 — Analyser les performances
Nous pouvons examiner les performances techniques du site :
- temps de réponse ;
- poids des pages ;
- images ;
- cache ;
- JavaScript ;
- CSS ;
- ressources externes ;
- comportement mobile.
Nous utilisons les outils de mesure comme des indicateurs, pas comme une fin en soi.
L’objectif n’est pas d’obtenir 100/100 partout. Il est de corriger ce qui dégrade réellement l’expérience et le fonctionnement du site.
11 — Vérifier l’expérience mobile
Un audit doit également examiner le site depuis un smartphone.
Navigation.
Lisibilité.
Menus.
Formulaires.
Boutons.
Fenêtres superposées.
Images.
Temps de chargement.
Une page techniquement accessible sur mobile peut rester très difficile à utiliser.
Le responsive design ne consiste pas simplement à faire tenir la page dans un petit écran.
12 — Examiner les données structurées
Lorsque le site utilise des données structurées, nous vérifions leur cohérence avec les contenus.
Organisation, entreprise locale, fil d’Ariane, article ou autres types de données peuvent être pertinents selon les pages.
Nous cherchons notamment :
- erreurs de syntaxe ;
- propriétés incohérentes ;
- données absentes ;
- balisages inutiles ;
- informations qui ne correspondent pas au contenu visible.
Les données structurées servent à décrire la page, pas à lui attribuer artificiellement des caractéristiques qu’elle ne possède pas.
13 — Exploiter les données de Google Search Console
Lorsque nous pouvons disposer de Google Search Console, elle constitue une source particulièrement utile.
Elle permet notamment d’observer :
- requêtes ;
- impressions ;
- clics ;
- positions moyennes ;
- pages visibles ;
- problèmes d’indexation ;
- sitemaps ;
- certaines informations d’exploration.
Ces données permettent de confronter l’analyse théorique à la manière dont Google voit réellement le site.
Une page peut par exemple apparaître sur des recherches auxquelles personne n’avait pensé.
À l’inverse, une page considérée comme stratégique peut être pratiquement invisible.
14 — Relier SEO et statistiques du site
Lorsque des statistiques sont disponibles, nous cherchons également à comprendre ce que font les visiteurs provenant des moteurs.
Quelles pages découvrent-ils ?
Continuent-ils leur navigation ?
Utilisent-ils le moteur de recherche interne ?
Cliquent-ils sur le téléphone ?
Envoient-ils un formulaire ?
Achètent-ils ?
Le référencement prend beaucoup plus de sens lorsqu’il est relié aux conversions.
Une position n’est qu’un indicateur intermédiaire. Le résultat final est ce que cette visibilité apporte à l’organisation.
15 — Analyser le référencement local
Pour une activité locale, nous pouvons compléter l’audit par l’analyse :
- de la présence géographique du site ;
- des pages locales ;
- de la cohérence des coordonnées ;
- de Google Business Profile ;
- des avis ;
- des résultats cartographiques ;
- des principales recherches locales.
Découvrir notre approche du SEO local
16 — Regarder la concurrence utile
Analyser les concurrents ne consiste pas à copier leurs pages.
Nous cherchons plutôt à comprendre :
- sur quels sujets ils apparaissent ;
- quelles pages obtiennent de la visibilité ;
- comment leurs contenus sont organisés ;
- quels sujets ils traitent mieux ;
- quelles opportunités restent disponibles.
Un concurrent visible n’est d’ailleurs pas toujours un concurrent commercial direct.
Sur une recherche informative, votre site peut être en concurrence avec un média, Wikipédia, un organisme public ou un forum.
La concurrence SEO est celle qui occupe les résultats que vous souhaitez atteindre.
Un rapport compréhensible
Un audit n’a de valeur que s’il conduit à des décisions.
Nous évitons donc autant que possible les rapports composés de centaines d’alertes techniques sans hiérarchie.
Nous classons les constats selon leur importance.
Par exemple :
Bloquant
Un problème empêche l’accès, l’indexation ou le fonctionnement normal d’une partie importante du site.
Prioritaire
Le problème ne bloque pas le site mais peut avoir un impact important sur sa visibilité ou ses conversions.
À améliorer
L’élément peut être optimisé mais n’est pas prioritaire.
Opportunité
Une action nouvelle pourrait permettre de développer la visibilité.
Cette hiérarchisation permet de distinguer ce qui doit être traité immédiatement de ce qui peut attendre.
Un plan d’action, pas seulement une liste de problèmes
Pour chaque problème important, l’audit doit idéalement répondre à quatre questions :
Qu’avons-nous constaté ?
Pourquoi est-ce important ?
Que recommandons-nous ?
Dans quel ordre faut-il agir ?
Nous pouvons ainsi produire un plan d’action organisé par priorité.
Selon le projet, les recommandations peuvent concerner :
- corrections techniques ;
- architecture ;
- fusion de contenus ;
- redirections ;
- nouvelles pages ;
- réécriture ;
- maillage interne ;
- performances ;
- référencement local ;
- mesure des conversions.
Avant une refonte
L’audit SEO est particulièrement important avant une refonte.
Il permet d’établir une cartographie de l’existant avant de le modifier.
Nous pouvons notamment identifier :
- URLs actuelles ;
- pages indexées ;
- pages générant du trafic ;
- contenus à conserver ;
- contenus à fusionner ;
- anciennes pages à supprimer ;
- nouvelles destinations ;
- redirections à créer.
Ce travail permet de construire le nouveau site en sachant ce qu’il ne faut pas perdre.
Une refonte doit améliorer le site, pas remettre son référencement à zéro.
Après une refonte
Un contrôle après mise en ligne permet de vérifier que les recommandations ont été correctement appliquées.
Nous pouvons notamment contrôler :
- nouvelles URLs ;
- redirections ;
- canonical ;
- sitemap ;
- robots ;
- indexation ;
- erreurs ;
- données structurées ;
- événements de mesure.
Les premières semaines permettent également d’observer la réaction des moteurs et de détecter rapidement certaines anomalies.
Audit ponctuel ou suivi SEO ?
Un audit peut être une mission ponctuelle.
Vous recevez le diagnostic et le plan d’action, puis votre équipe ou votre prestataire réalise les corrections.
Nous pouvons également prendre en charge tout ou partie de la mise en œuvre.
Enfin, lorsque le référencement constitue un enjeu durable, l’audit peut devenir le point de départ d’un suivi régulier.
Vous restez libre de choisir le niveau d’accompagnement dont vous avez besoin.
Vous souhaitez savoir ce qui freine votre site ?
Votre site n’obtient pas les résultats attendus ?
Vous préparez une refonte ?
Votre trafic a chuté ?
Vous ne savez pas quelles pages conserver ou supprimer ?
Ou vous souhaitez simplement disposer d’un état des lieux avant de décider ?